Mercé a totis ! Merci à toutes et à tous !

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Retour sur le colloque [Orfeas, orfanèlas] Orphées, orphelines ou les Musiques au féminin

Vendredi, aux Archives départementales du Tarn, Claude Ribouillault a ouvert la journée de conférences en mettant en lumière les oubliées de la musique. Marina Pittau nous a transporté en Sardaigne dans la tradition vocale féminine et Marie-Barbara Le Gonidec nous a fait connaître les pionnières de l’ethnomusicologie en France : Claudie Marcel-Dubois et Maguy Andral. Bernard Lasbleiz et Marthe Vassallo, venus de Bretagne, ont relaté deux époques : le début du XXème siècle avec Constance Le Mérer puis la place des femmes dans le milieu de la musique bretonne aujourd’hui. Catherine Perrier et Robert Bouthillier ont dépeint les chanteuses Louise Reichert et La Bolduc. En milieu d’après-midi, il a été question de la chanteuse et conteuse Agnès, dénonciatrice de la condition féminine dont les propos ont été collectés par Daniel Loddo. De nombreux échanges ont eu lieu entre les interventions.

La soirée du vendredi, devant un public de 120 personnes, des chanteuses et chanteurs amateurs ou professionnels ont interprété des chansons engagées, poétiques, dansantes, autour d’un répertoire féminin.

Samedi, 25 personnes ont participé au stage de chant animé par Marina Pittau alors que la deuxième journée de conférences se déroulait à Albi avec pour commencer, le travail de recherche d’Eloïse Durand sur le chant des femmes dans la vallée de Soule. Marie-Barbara Le Gonidec a traité de la place de la femme dans la musique traditionnelle bulgare et Anne Caufriez a témoigné de son immersion au Nord du Portugal où elle a pu entendre les polyphonies de femmes. L’après-midi, les passants ont pu profiter du spectacle des danseurs Pauliteiros de Mirandanças dans les rues piétonnes d’Albi. Jean-François Heintzen a ouvert le dernier cycle de conférences en présentant la folkloriste Marguerite Gauthier-Villars. Marine Mazars et Jacques Gourc ont décrit la figure des Trobairitz. Deux lectures ont été faites, l’une du portrait de Léa Saint-Pé, écrit par Marc Peronne et l’autre de quelques figures de chanteuses corses décrites par Nicole Casalonga. Cécile Prévost-Thomas a conclu ce programme par un exposé sur la chanson francophone au féminin.

Après une nouvelle démonstration des danseurs portugais et l’inauguration de la soirée par les élus et personnalités présentes : Laurent Vandendriessche du conseil départemental du Tarn, Bernard Gilabert du conseil régional, Miguel Costa Vice-Consul du Portugal à Toulouse, un buffet a été servi à quelques 200 personnes. Pendant plus de 4h, le public a dansé et chanté sur les rythmes brésiliens des Femmouzes T, la musique de Camille en bal et de La Talvera ainsi que sur les voix de Marina Pittau, Marthe Vassallo et Noluèn Le Buhé.

Dimanche au château-musée du Cayla, plus de 100 personnes sont venues écouter Marina Pittau et trois chanteuses portugaises de Mirandanças. Les Pauliteiros ont ensuite guidé le public jusqu’au domaine de la Camba Tòrta pour clôturer ce colloque autour d’un apéritif musical avec la chorale Cantanha et les musiciens de La Talvera.

L’association CORDAE La Talvera vous remercie chaleureusement d’avoir participé au colloque Orfeas orfanèlas, orphées orphelines ou les Musiques au féminin.

 
Al còp que ven e amb nòstra amistat
La Còla de La Talvera